27.06.2017

KidsRights Index 2017: la Suisse en 3ème place

KidsRights (une ONG néerlandaise) et l’université Erasmus de Rotterdam ont publié le classement KidsRights Index 2017. La Suisse occupe la 3ème place sur 162 pays, derrière le Portugal et la Norvège.

La première édition de ce classement global sur le respect des droits de l’enfant a eu lieu en 2014, la deuxième en 2015 et la troisième en 2016. La Suisse y occupait d’abord la 3ème puis la 11ème place et finalement la 5ème place. 

Comme en 2016 la Suisse se classe très bien dans les domaines touchant au droit à la vie, au développement de même qu’aux services de santé des enfants. La Suisse atteint à nouveau une valeur de 0.99 pour un maximum de 1 dans les indicateurs du domaine « Vie » (mortalité des enfants de moins de 5 ans, espérance de vie à la naissance, mortalité maternelle). Dans le domaine « Santé », sa valeur de 0.977 se situe légèrement au-dessus de celle de 2016 (0.974), mais au-dessous de celle de 2015 et 2014 (1) (% des moins de cinq ans souffrant d'insuffisance pondérale, vaccination des enfants d'un an, % de la population qui a accès à une installation sanitaire améliorée, % de la population qui a accès à de l’eau potable). Dans le domaine « Protection » la Suisse atteint la valeur de 0.997 (la même qu’en 2016). Les indicateurs concernent le travail des enfants, les grossesses d’adolescents et l’enregistrement à la naissance.

Avec sa valeur de 0.809 (2016 : 0.935) dans le domaine « Education », la Suisse se trouve au 10ème rang (indicateurs sur la fréquentation de l’école primaire et secondaire des filles et des garçons).

En ce qui concerne le domaine « Child RightsEnvironment », la Suisse a besoin d’agir. Elle atteint, comme en 2016, une valeur de 0.833 (2014 : 0.58 ; 2015 : 0.67) ce qui correspond au rang 8-16.

Ce dernier domaine prend en compte des informations sur la non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le respect de l’opinion de l’enfant et saparticipation, la législation encourageante, le budget à disposition, la collecte des données et la collaboration entre l’état et la société civile pour les droits de l’enfant. Tous les pays examinés présentent les plus grands déficits dans cet indicateur, l’indicateur non-discrimination est tout particulièrement concerné.

Les sources pour le classement sont le rapport de l’UNICEF « State of the World’s Children reports » 2016 ainsi que les informations du Comité des droits de l’enfant.


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